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CAFZIC

Turtle Ramblers
Action Fiction

 

Quelle trouvaille, quel rock, quel esprit… Fabuleux disque, j’écoute, je réécoute, de la finesse au beau milieu d’un rock’n roll, parfum et effluves cryptique, chant masculin, chant féminin, deux voix magnifiques. La première, masculine me fait fortement penser au chanteur de THE EX, la comparaison est essentielle. La rythmique de « Hidden from sight » me plait, ce morceau entamant le skeud place la barre très haute même si de suite après « Action fiction » apporte encore plus de charisme, de poésie. Ce groupe après deux morceaux est déjà énorme ! ! ! Géraldine a une sacrée voix aussi, comment s’est fait le recrutement dans ce groupe ? Tout semble parfait, la meilleure production NOVA EXPRESS que j’ai eu entre les mains jusqu’alors, beaucoup de finesse, piano, etc… Il y a ici quelque chose que les autres n’ont pas. « Dead or alive » me fait un peu penser à du EDGAR DE L’EST version premier album, Géraldine, Géraldine… Indispensable, véritable mine d’or rock’n roll au sens large bien sûr. Il n’est pas ici question de chapelle électrique vivant en autarcie complète mais plutôt de symbole parfait de ce que devrait être le rock, une histoire de mélange, de bonnes influences et surtout de digestion. Pour pouvoir faire sa sauce, il faut déjà se saisir de ce qu’il y a de meilleur, supprimer la caricature, supprimer tout stigmates de telle ou telle scène, les signes de reconnaissance que chacun utilise pour se rassurer. Les TURTLE RAMBLERS je les découvre sur cet album, ambiance de saloon, odeur de houblon, on hésite entre des mélodies expéditives, on dira country punk, toujours bien foutues grâce aux chants complémentaires et des passages plus légers, voluptueux que j’adore, qui mettent en avant un groupe ou tous les individus semblent complémentaires. Invitation au voyage, c’est finalement assez festif dans l’aspect extérieur mais un festif qui n’oublie pas les choses et les accents graves comme les VIOLENT FEMMES. Ce groupe a une âme, peut-être même « des âmes », l’univers est généreux et c’est en totale liberté que « Round and round », « Disaster bound » ou encore « By by la » s’abandonnent sans jamais heurter. Ils sont un peu fous, un peu poisseux, fantasques, fantastiques et rares et propagent de belles mais aussi de sales histoires. Allez j’en cite encore…« Dead or alive », « Sadded glown in town ». Que voulez vous il y a des fois où tout va bien, où les journées sont belles… Ah ! ! ! Imaginez s’il avait pensé à presser un vinyle, je serais le roi du monde ! ! ! (NQB)

PUNK RAWK

Turtle Ramblers
Action Fiction

 

Les Turtle ont opté pour un disque plus proche de leurs prestations scéniques qu'auparavant. Action Fiction n'en est que plus saignant, pas moins spontané, juste plus sauvage. Plus punk diront les vampires. On peut très certainement prédire aux Turtle Ramblers qu'ils finiront par gagner un statut identique à celui du Gun Club dans une version plus new-yorkaise, moins rurale. Le titre même de ce disque présage d'une belle secousse. Impression confirmée à en croire la Parkinson qui nous anime après écoute.
Patrick Foulhoux

PUNK RAWK

Interview Turtle Ramblers dans Punk Rawk N°36

 

Turtle Ramblers
Qui va piano, va sano!

Ce sont avec des ex-Megasonic Boom Blast, ex-Kochise, ex-Shériff et un large éventail d'ex-, que se sont formés les Turtle Ramblers en 96. Tout le monde s'en branle, sauf nous. Ici, à Punk Rawk!

Les Parisiens en sont à leur quatrième album. Qualifié de country punk au départ, le sextet a évolué vers quelque chose de plus rock. Jusqu'à cet Action Fiction définitivement secoué. Porte-parole des Tortues et accessoirement batteur, Sam répond au nom de tous à l'interrogatoire: « On fait du rock comme des punks! On fait ce qu'on veut en y mettant toute notre énergie et en racontant des histoires vécues, à vivre ou à crever! Si on en est là aujourd'hui, c'est grâce au punk. Pour nous, être punk signifie être singulier, n'être ni conforme ni uniforme et toujours faire de son mieux. Sans parler du joyeux bordel qu'on est capable de mettre! Essayez pour voir. » Vu les antécédents de chaque musicien, le groupe a réussi à concilier les sensibilités de chacun sans faire de concessions: « La seule vraie difficulté à six est de se caser dans un bar pour jouer. »
Une des particularités des Tortues réside dans la voix féminine, splendide, proche de Patti Smith et la masculine qui se démarque de Johnny Rotten tout en gardant le grain de Jello Biaffra. Les Randonneurs sont conscients de cet énorme avantage qu'ils n'exploitent pas encore assez, selon eux. Pour en revenir à Action Fiction, ce disque est, à ce jour, le plus dur et le plus sauvage du sextet: « On a composé dans ce sens, en revenant à certaines bases. C'est dû aussi à la production. Ce disque est celui qui se rapproche le plus de ce que l'on fait sur scène, tout en étant le plus arrangé qu'on ait sorti. » Action Fiction est un recueil de tranches de vie. La chanson Action Fiction est la première d'une trilogie avec Any Other Way et Bye Bye L.A., traitant des déboires de ceux qui rêvent de s'installer dans une grande ville. Pour la pochette, le groupe a fait en sorte qu'elle est l'aspect d'une affiche de cinéma. Finalement, ce qui motive les Turtle Ramblers: « C'est d'être fier de ce que l'on fait et de le partager avec qui veut... » Vous êtes cordialement invités au buffet!
Par Patrick Foulhoux

SHOT DOWN

Turtle Ramblers
Action Fiction

 

Le nom, ça me disait bien quelque chose, mais j'avais jamais entendu ce groupe de Paname. C'est leur quatrième effort, donc je sais pas si c'était pareil au début... En tout cas, c'est vachement bien. Genre les Violent Femmes qui feraient du garage ou des Hives folkeux, avec des passages un peu western spaghetti... et un bon duo de chanteurs (un gars, une fille), c'est bien balancé, plein de personnalité, et ça me change des trucs que je m'enfile habituellement. Good!

BARICATA

Turtle Ramblers
Action Fiction

 

Par un soir d'été sans lune, un de ceux où les Kaiser se transforment en loups-garous, où les jeunes filles ne se baladent pas le long du canal de Chagny, un de ceux où l'on ne met pas une tortue dehors, bref, par un soir d'été sans lune, un enfant posa la question à son père: « Papa, ça sert à quoi une guitare électrique? » « Putain de dieu, vociféra-t-il en posant sur sa platine Action Fiction, ça sert à ça, et ferme ta gueule maintenant, ou je mets ma chemise à jabots! » L'enfant s'enfuit en pleurant. Voir rapporter un tel évènement dans une publication aussi sérieuse que Barricata choquera probablement plus d'un de nos lecteurs, nous en sommes conscients et, si notre croisade contre ces groupes qui pervertissent la jeunesse prend aujourd'hui tout son sens, c'est parce que cet évènement, justement, n'est pas un cas isolé. Nous avons pu remarquer, en effet, que depuis la sortie du quatrième disque de Turtle, nombre d'enfants de Dieu perdaient la raison pour rejoindre l'armée de Mammon. Ils annonçaient déjà, sur leur site Internet « un album de plus en plus électrique. Des histoires tortueuses de héros simples, des héros du quotidien, ou du quotidien de héros torturés... » On s'attendait au pire, mais on n'avait pas imaginé que même Géraldine laissait battre sous sa carapace anarchopunk un coeur hillbily. Ici, point de trémolos ni de  lyrisme exacerbé, mais du sentiment, du pur, du brut, le tout dans une voix presque éraillée et mélancolique à souhait. Le reste était donc simple: balancer quelques notes de guitare étouffée, quelques riffs, et on n'en parle plus, on écoute Dead Or Alive! Tout comme The Saddest Clown In Town, où les perfides pervers s'attaquent à notre bon Auguste, une balade réussie qui pourrait tirer une larme à Georgy boy s'il savait pleurer. Le reste est à jamais marqué par la voix de Thierry qui, en bon contemporain du Jello, punkifie n'importe quelle note d'orgue. Vicieux, va! Et cette touche, ce son, ah, Belzébuth, chienne de l'enfer! Nous ne pouvons en parler, la décence et notre morale m'interdit d'en dire plus. Je cours à confesse.
Matéo

FACTOTUM

Turtle Ramblers
Action Fiction

 

Mission accomplie pour les Turtle Ramblers avec ce nouvel opus digne des grands (New Race, Velvet Underground, Dead Boys, Damned). Soupçonné de cauchemar artistique, le groupe nous offre ici un album très pro, minutieusement concocté en studio. Souci d'intégrité ou quête de perfection, chaque titre a sa revendication. Chaque accord est calibré à la mesure des choeurs ensorceleurs (merci Géraldine!). Round and round. Des mélodies les plus sanglantes aux riffs les plus destructeurs, Action Fiction est du pur jus Rock'n Roll! La voix charismatique de Thierry Perrin hisse le groupe au sommet de la vague punk rock qui déferle actuellement sur la scène parisienne. Vous me connaissez, je ne vous raconte pas d'histoires! En tout cas, moi, je me demande d'où leur vient une telle énergie. Il faut le voir pour le croire!
En concert au Réservoir à Périgueux le 18 mai.
Patrice Rolle

DIG IT

The Kaiser Save The Parisian Rock
Compilation NOVA EXPRESS

 

Maître Lucas a réuni une dizaine d'habitués du Kaiser Studio pour, si j'en juge par le titre, expliquer à la « nouvelle vague parisienne » de quel bois on se chauffe en Bourgogne (même s'il y a des groupes de Paris et d'ailleurs dans le lot), nom d'un cochon sauvage! Et effectivement, de Whodunit aux Flying Donuts en passant par Mole Fever, les Turtle Ramblers, Dirteez, Astro Zombies, Jerking Idols, Vibromaniacs, Radiations ou Brassens Not Dead (!), ça chauffe sérieusement et dans tous les genres: punk mélodique, speed instru, garage psycho, garage punk, country, punk rock, etc. Ne reste plus qu'à trier. Perso, j'avoue une faiblesse pour l'élégance rouée des Turtle Ramblers et l'expérience des Dirteez ou l'énergie garage orgue/fuzz des Vibromaniacs. Mais bon, rien n'interdit d'aimer Second Sex ET les Vibromaniacs, hein...
Gildas Cospérec

DIG IT Turtle Ramblers
ACTION FICTION
 

« Je pense qu'on arrivera à jouer correctement quand on aura 50 ou 60 ans... » assuraient les Turtle Ramblers, il y a peu. N'en croyez rien évidemment (ou alors, ça y est, ils ont aujourd'hui 50 ou 60 balais). C'est le quatrième album de ces surprenants Parisiens en huit ans, et leur coller encore une fois l'étiquette « country urbaine » serait sans doute un peu court, même si les ombres de Johnny Cash, X, Violent Femmes ou Jello B. semblent toujours planer sur les historiettes étranges et obsédantes déroulées sur ce Action Fiction, un album « hors-norme » et parfois déroutant qui aura peut-être du mal à séduire les adeptes du 1-2-3-4-trois-accords-et-basta. Quoique... Le tempo globalement relevé, les éruptions de riffs rouillés, le vibrato appuyé, les nappes d'orgue acide, les solos affutés et la voix à la Patti Smith de la bassiste/chanteuse/choriste tissent une atmosphère réellement rock'n'roll, catégorie OVNI inclassable sans doute, mais bel et bien rock. Alors, qui sait...
Gildas Cospérec

L’Ordonnance Turtle Ramblers
We’re Not Done With It… Yet !
  Thierry, Géraldine, Alexandre, Jacques, Sam et Stéphane peuvent être fiers de ce disque. Voyons quelle étiquette on pourrait leur coller… « Western punk rock » serait pas mal, ambiance saloon, sueur et whisky, cet album fait parler la poudre (si je puis dire). Ouverture avec le trépident « Beer For Breakfast », suivi par « C 2 C », c’est hargneux mais plutôt deuxième degré. Le morceau-titre apporte une accalmie, tempo moins speedé, mais retour au punk teigneux avec « Dick & Daisy », puis « Roomfull Of Shadows » et son intro réverb à la Shadows justement, mélodie morriconienne et la bassiste au chant. Toutefois, s’il y a un petit air de western, on a plus affaire à des Apaches qu’à des cow-boys, ce n’est pas ce « Dressed In Black » qui viendra me contredire, avec sa ritournelle piano-bar/guitare. Complainte de cavalier solitaire, chasseur de prime ou « wanted », « That Gun Called Justice » enfonce le clou. Les deux derniers titres donnent tout simplement envie de réécouter illico l’album entier. Avec des albums comme celui-là, ou le dernier Holy Curse, et si ces groupes-là ne tournent pas comme ils le mériteraient, on peut dire que le punk-rock français fait un retour fracassant sur nos platines. Et c’est déjà bien, pour commencer…
Julien Z.
Rokenrol Turtle Ramblers
à Paris, le 24/03/05
 

De Turtle Ramblers, avant ce concert, je n’avais en connaissance qu’un seul élément : Géraldine, chanteuse et bassiste dans les groupes Kochise et Cria Cuervos, est également chanteuse et bassiste dans Turtle Ramblers. C’est mince, et pas forcément pertinent pour se faire une idée du groupe. En effet, on est loin de l’univers anarcho punk de Kochise et de la musique rapide de Cria Cuervos. Ici, on a mûri son punk rock, on le laisse doucement chalouper pour devenir un rock plus massif, moins nerveux certes, mais ne manquant pas d’épaisseur. Un trio basse-batterie-synthé maîtrise la rythmique, tandis qu’une guitare folk, accompagnée par une guitare, plus elecrtique, elle, se charge d’apporter de la puissance à deux voix,l’une mâle, l’une femelle.
Mélange improbable entre Johnny Cash, The Pogues et The Clash, Turtle Ramblers est convaincant et offre une véritable tentation au voyage : En effet, pendant le concert, laissant divaguer mon esprit, je m’imaginais dans une chouette Cadillac rose sur la route 66, roulant vers nulle part accompagné par des êtres chers et des packs de bière. Ce n’est probablement pas la vocation du groupe que d’orienter dans ces directions, mais d’arriver à me faire décoller l’esprit, alors que mon corps est coincé dans une minuscule cave d’un rade parisien, qu’il pleut à torrent dehors, et que je vais mourir d’un tabagisme passif agravé, moi je dis chapeau bas.
Turtle Ramblers vient de sortir un troisième album (déjà !!!). Il n’est jamais trop tard pour prendre le train en marche, et de découvrir un très bon groupe de scène. Et, l’avantage, c’est qu’on se sent beaucoup moins vieux qu’à un concert de Guérilla Poubelle.
Damien

Abus Dangereux TURTLE RAMBLERS
« We’re not done with it… yet »
  Avouons-le franchement, Lucas Trouble et les Turtle Ramblers n’est pas le genre d’attelage qui nous serait venu spontanément à l’esprit, la surprise n’en est que meilleure. Parce qu’avec «We’re not done with it… yet », les Ramblers signent leur album le plus réussi. Est-ce la magie du Kaiser ou les vins de la Bourgogne, mais ici la tortue se fait lièvre, les guitares s’enveniment et le piano a un jive de danseur de claquettes. Thierry chapeautant tout ça, plus raconteur d’histoires que chanteur, entre rage contenue et humour dévasté. Les Turtle Ramblers n’aiment guère ce que le monde devient, pire de jour en jour, ne se privant pas pour nous le faire savoir. Et si ça ne sert pas à grand-chose, ben, au moins, ça soulage ! Puis oubliez, les concernant, cette notion vague de country-punk, leur musique est plus que ça, swinguante, acérée et passionnelle. Comme des Pogues sans accordéon ni chants irlandais, foutant le souk chez les Violent Femmes. Des gens à découvrir d’urgence, ça vous changera des cons !
Alain Feydri
CQFD LES JOIES DE L’ÉLECTRICITÉ...
TURTLE RAMBLERS « We’re not done with it… yet » Nova Express / Chronowax
  Un tiers de punk-hardcore californien (Dead Kennedys), un tiers de rock australien (Radio Birdman, Louis Tillett), un sixième d’Exene, un sixième de Doe (X), saupoudrez d’une pincée country (Hank Williams, Violent femmes), fermez le shaker, secouez énergiquement, le mélange, explosif, devrait être relativement proche du nouvel album des Turtle Ramblers. Au départ, aimable projet parallèle de feu Mega Sonic Boom Blast (groupuscule punk-rock parisien du siècle dernier, auteur d’un impressionnant et unique album posthume), dont certains membres se retrouvent pour jouer des standards country versant acoustique, le groupe prend de l’ampleur, s’adjoint de nouveaux membres, compose ses propres morceaux et enregistre deux albums complets, en ayant bien pris soin de rebrancher les amplis. Deux disques entièrement autoproduits, à cheval entre country et punk-rock, en dehors des sentiers balisés du rock franchouille. L’arrivée d’un nouveau guitariste (électrique) pousse dans un coin le banjo et les influences country, et les Turtle Ramblers reviennent, avec un son nettement plus rock, pour un nouvel opus quasi impeccable de bout en bout, avec au moins deux sommets, la chanson titre de l’album, et un « dressed in black » en forme de tube, à enfoncer d’urgence dans toutes les oreilles. Le disque se termine (bizarrement mais honorablement) avec un titre en français vaguement incongru. Mais ne chipotons pas, si toutes les productions hexagonales étaient de cette qualité-là, la France serait le pays du rock’n’roll…
XXL
Presto TURTLE RAMBLERS
We’Re Not Done With It… Yet ! Nova Express / Chronowax
  Ne soyons pas idiot ou dupe. On a beau nous dire que les TURTLE RAMBLERS jouent dans la cour du country-punk (cow-punk). On se retrouve quand même bien loin de ce que jouent les Jackass ou Supersuckers. Que penser alors ? Tout simplement que ce troisième album est brillantissime. Dès le premier titre on ne peut s’empêcher de penser aux excellents Humpers ou dans le moments énergiques aux New Bomb Turks, même si leur musique effleure ces maîtres du genre, les TURTLE ne sont pas à la traîne. L’excellent chanteur à des intonations à la Jello Biafra. Cela colle très bien aux arrangements garage-music du combo. Le clavier est sensationnel, la guitare ne se démonte pas pour autant et offre son florilège de savoir-faire. Les compositions sont variées et divines et le duo féminin-masculin marche à merveille.
Sylvain STRICANNE
Punk Rawk Turtle Ramblers
We're not done with it ...yet!
 

Avec ce troisième album, les Franciliens passent un cap. La voix "Lyndon/Rotten" de Thierry Perrin est plus libre que jamais, moins enclavée dans sa tessiture très marquée. On jurerais entendre Fred Schneider (B52's) sur certeins morceaux. Geraldine Doulut, bassiste, déclamae comme une Patti Smith époque Easter. Les guitares mordents, le piano est cavalier. Le country-punk des Turtle est de plus en plus convaincant. Recommandé.
P.F.

Rock Sound Turtle Ramblers
We're not done with it ...yet! (Nova Express/Chronowax)
 

Chez les Turtle Ramblers, faire de la musique n’a rien d’un hobby. C’est vital. La tendresse que nous avons pour ces Parisiens ne date d’hier. Chaque fois qu’un nouveau disque nous tombe entre les mains, on s’en gargarise. Alors, ce coup-ci, nous vous proposons de ne plus les laisser retourner à leur hibernation triennale et de leur faire une ovation, leur envoyer des messages, les intimer à jouer dans votre salle à manger. Toute initiative sera bien venue. Pourrissez-leur la boîte électronique au contact @turtleramblers.com. Les Turtle se sont avancés loin sur une aire de jeu peu fréquentée. Un tapis rock aux fortes intonations country et punk leur sert de ring. Et eux de s’amuser avec la musique en lui administrant clés au bras, ippons et autres planchettes japonaises. Le chanteur possède une tessiture de voix… Ok, on la ressert à chaque fois. Donc stop ! Il doit en avoir marre. D’autant que là, ça ne se vérifie plus vraiment. Les Turtle sont une aubaine.
Patrick Tad Foulhoux

Dig It Turtle Ramblers
We're not done with it ...yet! (Nova Express/Chronowax)
  Pour célébrer les vingt ans d’agitation éclectique de Nova Express, Lucas Trouble sort une rafale de CD’s parmi lesquels vous devriez bien trouver quelques raisons de taper du pied en levant le coude :
Essayez la country « progressive » des Turtle Ramblers (troisième album, We’re Not Done With It… Yet !) qui rappelle parfois l’expérience solo de Louis Tillet (piano compris) ou l’association Mojo Nixon + Jello Biafra. Mention à la choriste (et bassiste… et parfois chanteuse solo) Géraldine pour les superbes envolées. Un disque difficilement classable qui s’avère pourtant assez vite envoûtant.
Gildas Cospérec

Abus Dangereux Turtle Ramblers
Garage country against cow-boys
  Les Turtle Ramblers ne manquent pas d’air ! Bâtir un projet musical sur une ossature country, c’est autrement plus risqué que de lancer le nième groupe harcore ou ska festif. C’est peu de dire que la country a, par ici, mauvaise presse. Bien souvent à juste titre mais les choses ne sont jamais simples et j’invite les plus curieux à parcourir le bouquin de Nick Tosches « Country » paru chez Allia où il prend, avec un talent fou, le contrepied de quelques idées reçues. Pour en revenir aux Turtle, le titre parle de lui-même (avec Bush, y’a du boulot supplémentaire !) et leur générosité fait le reste. Du piano chaviré de « Drunk » au country punk de « Don’t let your deal go down », ce premier CD offre une palette d’émotions brute où l’intelligence a toujours son mot à dire. On ajoutera pour accroître, si besoin, était, leure crédibilité que ces tortues sont issues de croisements entre Mega Sonic Boom Blast, Kochise, Sheriff et j’en passe ! Oubliez vos a-priori !
A. F.
Rock & Folk
Turtle Ramblers
Garage country against cow-boys
  Changement radical d’univers musical avec les Turtle Ramblers et leur « country aux forts relents urbains » : regroupant d’anciens musiciens de groupes comme Kochise ou les Sheriff, ce sextuor s’est fait les dents sur des reprises US avant d’élaborer ses propres compositions. Le piano, la mandoline et le banjo sont garants d’une tradition folk alors que les rythmiques enlevées les tirent du côté du rock. Par-delà les genres, l’énergie festive qui les anime a de quoi séduire.

Positive Rage
Turtle Ramblers
Garage Country against cow-boys
  Derrière un passé garni (mais toujours réducteur), les six membres de Turtle Ramblers (dans le désordre, anciens ou actuels membres de Kochise, Sheriff, Invendables ou Mega Sonic Boom Blast) nous pondent ici un disque d’une très grande qualité. Partis d’un « side project » décontracté autour de reprises des Byrds et de Johnny Cash, ces indiens urbains viennent au final de sortir un album plus que largement digne de ce nom ! Certes, l’humour et le bon temps sont au rendez-vous, mais les titres, originaux dorénavant, n’ont rien à envier aux formations plus sérieuses. L’expérience des membres y est peut-être pour quelque chose, pourtant il reste difficile de retrouver l’influence de leurs précédentes formations. Loin de la vague alternative française, les Turtle puisent autant dans la folk US de Johnny Cash que dans la country traditionnelle, mais en y ajoutant, comme ils le disent eux-mêmes, une approche légèrement décalée à la Dead Kennedys ou à la Violent Femmes (toujours le chant particulier de Thierry Perrin, ex-Mega Sonic Boom Blast) . C’est d’ailleurs très rare de voir un groupe se décrire aussi bien dans sa bio. Bref, la musique des Turtle Ramblers n’est pas faite pour être décrite : elle se vit, au grand air… armé des inévitables banjo, mandoline, piano et guitare sèche. Mais si l’humeur est à la fête, le titre de cet album reste sans équivoque : humour, oui, mais contre les cow-boys ! Et derrière eux, c’est contre une robotisation du quotidien que les Turtle luttent. Les textes s’inspirent de ceux de Mega Sonic Boom Blast ou Kochise (mais en anglais) : histoire des Native americans, dictature de la télé, problèmes d’alcoolémie, et d’autres thèmes plus personnels. Et pour finir, malgré un son et un mixage pas toujours grandioses, ce petit bijou est sans aucun doute l’un des disques les plus plaisants que ces membres aient eu l’occasion de nous offrir, avec, en prime, un final instrumental typiquement surf !
M. G.
Gato Negro
Turtle Ramblers
Garage country against cow-boys
  Formé depuis une paire d’années, Turtle Ramblers est un sextet parisien comptant en son sein quelques énergumènes activistes et revendicatifs dont deux membres du groupe mythique Kochise, mais aussi deux officiants auparavant dans Mega Sonic Boom Blast et aussi un ex-batteur des Sheriff... Ce premier jet vendu uniquement lors des concerts ou par VPC, renferme neuf titres dont un instrumental, musicalement comme l’annonce le titre, c’est garage country, mais alors vraiment against cow-boys. La formation est composée d’un chanteur, d’une bassiste, d’un batteur, d’un guitariste électro-acoustique, d’un joueur de banjo et de mandoline et enfin d’un remarquable pianiste. Sur scène, cela fuse de toutes parts et le charisme de Thierry, le chanteur, n’est plus à démontrer. Techniquement au point, voilà un groupe dont on entendra certainement reparler à l’aube de ce troisième millénaire !

Rock Sound
Turtle Ramblers
Garage country against cow-boys
  Turtle Ramblers vit le jour au printemps 98, le sextet se formatait en se frottant à des reprises country folk. Puis, il a bien fallu se sevrer et voler de ses propres ailes. Respectueux avec la pop-folk, Turtle Ramblers est plus irrévérencieux avec la country. Côté musical, rien à dire, ça tourne ; côté textes, on est loin de l’esprit redneck sudiste nationaliste, ce serait plutôt l’inverse ici. Rien que le titre du disque en dit long. La voix un brin nasillarde de Thierry, entre Biafra et Lydon, offre une couleur vindicative malgré les tempos enjoués. Encore un disque qui vient briser la production monocorde et la monotonie ambiantes.
Patrick Tad Foulhoux
Lylo
Turtle Ramblers
Garage country against cow-boys
  Le double chant masculin-féminin ajoute un trouble aux compositions originales qui puisent dans les racines du country folk américain d’obédience (punk) urbaine.
SDZ Turtle Ramblers « s/t »
  Des compositions riches et précises qui ne renient pas l’inspiration country en la couplant à un rock énergique sous influences conjuguées des Violent Femmes et des Dead Kennedys. Les instruments électriques de la formation rock laissent une belle place au piano, au banjo, à la mandoline et même au violon, sur lesquels se placent les voix de Thierry et Géraldine. C’est toute la diversité des origines des membres du groupe (issus entre autres de Kochise, des Sheriff, des Invendables et de Mega Sonic Boom Blast) qui explose dans ce CD hautement recommandé. Un plaisir renouvelé à chaque écoute qui incite à se pencher sur le livret soigné, aux photos internationalement sombres.
Ana.
Crossroads
Turtle Ramblers s/t
  Finissons enfin par le nouvel album des Turtle Ramblers, de joyeux azimutés qui, depuis quelques années, ont arrêté de reprendre les plus ou moins grands anciens (Johnny Cash, Gram Parsons…) pour se concentrer sur un répertoire personnel qui se balade habilement entre les déglingueries d’un Violent Femmes, les plongées dans la gadoue d’un Orson Family et, comme indiqué dans la bio, un je ne sais quoi de Dead Kennedys dans le traitement de certaines chansons. Très bon disque, très belle pochette, très beau livret et le tout dans un esprit irréprochable (à cent lieux du premier album, pour ceux qui l’avaient écouté à l’époque). Ils ont déjà tout d’un grand, ne manque plus que le déclic qui les fera passer d’un relatif anonymat à… A beaucoup mieux que ça, ce qu’ils méritent amplement.
C. G.
Abus Dangereux
Turtle Ramblers s/t
  En 99, « Garage country against cow-boys » avait permis de délimiter les contours d’une démarche musicale pour le moins originale. Ce nouvel album enfonce définitivement le clou en égarant un peu plus le malheureux tenté de réduire les Turtle Ramblers à un hypothétique combo country-punk. Ce n’est pas si simple ! Entre l’humour décapant de « The electric chair electoral tour » et le très beau texte de « Yonder sky » emprunté au chef indien Seattle, il y a un groupe on ne peu plus vivant qui, sur une trame country-folk, ou définie comme telle faute de mieux, fait preuve d’un swing contagieux, paraphrase Hank Williams (« Sad songs ») ou joue du banjo sur la corde raide le temps d’un trépidant « Tous à l’égout ». Du coup, des Violent Femmes aux Longryders, les options sont nombreuses, mais illusoires aussi tant la voix de Thierry, tendre, narquoise,mais toujours expressive en diable leur appartient en propre. Leur joie de jouer communicative n’a d’égale que l’intelligence de leurs propos (tentez « Henry and me » pour voir !). Ce disque mérite vraiment qu’on s’y attarde. Un groupe rare. On vous le recommande !
A. F.
Recording
Turtle Ramblers s/t
  Une fois n’est pas coutume (bis)… bon, on recommence : Turtle Ramblers est l’un des rares groupes hexagonal de country. Du calme, je ne vais pas vous faire l’apologie du youdihoo d’autant plus que nous sommes à des années lumières de la country caricaturale pour pub Chevrolet. Les compos sont mélancoliques, mélodiques et plus on écoute, plus on aime, un peu comme un vieux whisky 10 ans d’âge. Le son est chaud, la prod est intelligible, ce qui est assez rare dans ce pays. Les textes oscillent entre français et anglais, histoire de rappeler que la country n’est pas un monopole de bouffeur de hamburger mais une histoire d’immigrés venant de la vieille Europe. On se dépayse donc un maximum avec cette sensation de familiarité propre aux compositions bien foutues. En fait, il flotte un parfum de bayou pur sucre sur cet album, à tel point qu’on retrouve des traces de blues. En test aveugle, on peut même tromper des spécialistes, c’est dire… Comme quoi l’authenticité, avant d’être une histoire géographique est une histoire de cœur…
H. D.

Recording Interview
  Les Turtle Ramblers font de la country. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai, ils font plutôt du « ce que tu veux ». Plus simplement, ils essaient de faire des bonnes chansons : il n’y en a pas tant que ça !

Recording : Vous êtes un groupe de country français ?
Turtle Ramblers : Disons qu’au départ, c’est un parti pris. Un vecteur, une direction qu’on s’est donnée. On a commencé d’abord par des reprises puis la composition s’est pointée d’elle-même.

Pourquoi la country ?
Pour des raisons propres à chaque membre du groupe. Ce peut être le type d’harmonie musicale, le travail rythmique, les histoires racontées dans les textes, la liberté d’expression des parties de piano ou tout simplement le plaisir de jouer ensemble. Pour autant, on n’est pas du tout dans un trip puriste, on peut même considérer qu’aujourd’hui, on ne fait plus de la country mais plutôt un type de punk-rock. D’ailleurs, les gens sont soit surpris, soit finissent par conclure « en fait, ce n’est pas vraiment country ». C’est une étiquette qu’on s’est mis nous-mêmes et que les gens reprennent mais, en fait, on n’a pas l’impression de faire partie d’un groupe de country. On fait du punk ou du rock, ou du « ce que tu veux » entre guillemets, comme on a toujours fait. Et on le fait avec notre émotion du moment et notre expérience. Il y a plein d’influences au sein du groupe : du punk, du rock’n roll, de la country, du harcore. Et au final, on essaie de faire de bonnes chansons. C’est ce qui manque souvent, en ce moment, dans plein de groupes. Il y a plein de bons groupes, qui jouent super bien, qui cartonnent, qui font du ska mortel… Non, pour le ska, je déconne… Comparé à il y a 25 ans, on trouve plein de bons musiciens, mais les chansons, ça manque un peu…

Vu la diversité de vos influences, comme la fusion s’opère ?
Une personne amène une idée musicale ou un texte et une mélodie. Des fois, il y a des trucs qui sont un peu plus clé en main, un peu plus construits et des fois ça part sur de l’imprévu. On a tous joué ou en joue encore dans des groupes différents, et chaque membre du groupe n’entend pas de la même manière. Si on faisait du garage punk, on saurait qu’à tel moment il faut que ça parte de telle manière. Comme on n’est pas très cadré, ça permet d’aller ailleurs.

Par rapport à vos anciennes expériences, vous sentez-vous plus libres ?
Non, dans un style défini, on ne se sent pas forcément freiné. Dans Cria Cuervos et Kochise (groupes de punk-rock de la bassiste/chanteuse), c’est une histoire de personnes. Ça vient comme ça et c’est dû aux personnes qui composent le groupe. Dans Megasonic Boom Blast (ancien groupe de hardcore du batteur et du chanteur), on était très libre, on se retrouvait dans ce style à ce moment-là. Mais on n’a plus les mêmes vies. Ce qu’on fait maintenant, c’est ce qu’on a envie de faire maintenant et ce qu’on a envie d’écouter.

Votre rapport au business de la musique ?
Ce qui compte, c’est ce que tu es. On n’est pas des produits, on n’est pas à vendre. On n’est pas non plus blasé. On joue parce que ça nous fait plaisir, parce qu’on s’apprécie et ça, tu le transmet. A l’inverse, un groupe pro qui enchaîne son dix-neuvième concert après dix-huit jours de tournée, tu vois qu’ils en ont raz-le-cul. Ça reste des rpos, mais il n’y a rien qui passe, aucune émotion, rien. Et si tu a s la chance de tomber sur un bon concert de Turtle Ramblers, c’est un très bon concert parce qu’on s’éclate, mais quand tu tombes sur un concert pourri, c’est comme les autres. Ça joue beaucoup avec l’endroit et puis le contact avec les gens. Ce sont les gens qui t’amènent ce que tu fais sur scène. C’est un échange. On fait de la musique et on espère continuer à en faire longtemps. Je pense qu’on arrivera à jouer correctement quand on aura 50, 60 ans… 70 ans pour le guitariste (rires)…
Tom Cruz